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Spécial Thèse


Quatrième partie

Proxémie spéculaire des dispositifs de médiation interactive

1-La perméabilité des champs : l’espace virtuel
2 La virtualisation de la médiation
3 La dépendance relative
4 La mobilité des positions
5 La multimodalité des positions
6 Proximité multi- dimensionnelle : les trois distances de la socialité des médiations interactives 

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Quatrième partie

Proxémie spéculaire des dispositifs de médiation interactive

Notre problématique initiale posait la question de l’investissement des médiations interactives par leurs acteurs. Notre hypothèse repose sur l’idée que l’usage et la mise en scène d’un dispositif de médiation produisent des effets de transfert entre le champ de l’expérience et le champ symbolique. Ces effets seraient le résultat de processus énonciatifs et co-énonciatifs par lesquels l’acteur investirait le déroulement de la médiation.

Initialement, la position spéculaire était pour nous une position théorique. Il nous semble au fur et à mesure de nos développement, que cette position n'est plus seulement un objet de modélisation de l’observation des médiations interactives, mais une réalité conceptuelle de leur fonctionnement. La position spéculaire n’est pas seulement une projection identitaire dans un discours médiatique traditionnel. Au cinéma, dans un livre ou devant sa télévision, la construction du discours peut amener le lecteur à prendre part au discours en s’identifiant à des éléments situationnels présentés. Il peut se sentir impliqué par un jeu de résonances symboliques. Il existe bien une partie active du lecteur à reconstruire le discours, à le compléter, à le faire fonctionner, mais cette part est secondaire. Comparativement à l’effort nécessaire et à l’activité pragmatique primordiale de l’acteur dans les médiations interactives, les médiations " traditionnelles " impliquent un travail de lecture qui se situe essentiellement dans le champ symbolique de la médiation. L’importance de l’activité du lecteur comme co-énonciateur opératoire et symbolique dans les médiations interactives, relayée par une représentation de cette activité, donnent aux médiations interactives un statut communicationnel particulier dans la mesure où il fait prévaloir des propriétés caractéristiques de ce type de médiations.

Nous avons montré que la nature interactive des dispositifs nécessite de la part des acteurs de la médiation un investissement primordial du fonctionnement du système. L’interactivité impose l’adhésion et la participation des acteurs à la construction d’un discours performatif dont les signes doivent parfois être considérés comme des objets concrets du déroulement de la médiation. Il faut donc que les acteurs investissent l’espace symbolique comme espace concret de construction du discours.

Au travers des observations que nous avons pu faire, les conditions pragmatiques d’accès au symbolique ont des effets sur la nature de la médiation. Parallèlement, cette fonctionnalité du symbolique transforme le champ même de l’acteur, chacun des deux champs référant à l’autre. De fait la distinction entre champ symbolique et champ de l’expérience nous paraît redéfinissable en un champ de l’actuel (selon l’expression de Jean-Louis WEISSBERG [90]) et un champ de la représentation. Le champ de l’actuel est entendu au sens de l’acte et non du temps présent (bien que celui-ci soit contingent à la nature de l’acte se déroulant).

Ces renvois et ces transferts d’un champ à l’autre repose sur l’identification par l’acteur de son rôle dans le discours (être un personnage de la représentation). Nous nous sommes appuyés sur l’hypothèse d’une correspondance, d’une présence dans le discours de personnage, reflet partiel de l’acteur interprétant le rôle. La structure et l’usage des systèmes de médiation prédisposent des conditions d’énonciation par lesquels l’acteur devient personnage, affectant la rupture sémiotique traditionnelle des médiations. De nos observations ressortent plusieurs propriétés liées à cette position spéculaire des acteurs des médiations interactives :

  • Perméabilité des champs
  • Dépendance relative des champs
  • Mobilité usuelle des positions
  • Multimodalité des dispositifs
  • Proximité multidimensionnelle

Ces propriétés, que nous allons décrire sont présentes dans toutes médiations interactives et en relation les unes avec les autres. Bien que communes à toutes les médiations interactives, les valeurs de ces propriétés varient caractérisant chaque situation.


 

La perméabilité des champs : l’espace virtuel

1.1 La prédisposition technologique : topologie de l’interface

1.2 Usages conditionnels

 

1.2.1 Continuité sensorielle
1.2.1.1 La vision
1.2.1.2 Le son et les autres sens
1.2.2 Cognition de la virtualité
1.2.3 Compétences culturelles et affectives : Projection et identification
1.2.4 Socialité de l’espace virtuel: l’institutionnalisation du dispositif
1.2.5 Typologie des dispositifs

     

    1.2.5.1 Les simulateurs
    1.2.5.2 Les environnements interactifs
    1.2.5.2.3 La téléprestation
    1.2.5.2.4Les amplificateurs sensori-moteurs

2 La virtualisation de la médiation
2.1 Indices de la virtualisation
2.2 Virtualité icônique
2.3 Symbolisation des actions

3 La dépendance relative

4 La mobilité des positions
4.1 La mobilité usuelle
4.5 La mobilité formelle
4.6 La mobilité scénaristique

5 La multimodalité des positions

6 Proximité multidimensionnelle : les trois distances de la socialité des médiations interactives 

6.1 Distance acteur/personnage : investissement de la représentation des personnages par les acteurs et appropriation des rôles

 

6.1.1 acteur objectivisé

6.1.1.1 Personnage singulier
6.1.1.2 Personnage pluriel
6.1.1.4 Type de personnages

     

    Les avatars
    Les marionnettes
    Les énonciateurs

 

6.1.2 acteur subjectivisé
6.1.2.1 Acteur extériorisé
6.1.2.2 Acteur immergé

6.2 Distance personnage/personnage: Relations entre les personnages

6.3 Distance acteur/acteur : Socialité de la co-énonciation

 

6.3.1 Téléprésence
6.3.2 Coprésence
6.3.3 Présence

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©Vincent Mabillot 1999-2003